samedi 15 septembre 2007

me voilà bien seule

L'enfant ...18 ans ! on dirait que je viens d'accoucher à nouveau;Même blues de l'après, même dose de kilos en plus ,mais rien dans les bras ...
La maison perdue dans la campagne fait plein de bruits que je ne reconnais plus.Ce n'est pas la peur qui m'étreint , ce n'est pas ce que j'imaginerais derrière ces bruits qui me glace, c'est de ne rien reconnaître soudain, pas même rien de moi .
Qui j'ai été, qui je suis, et ce qui en moi veut encore être quelqu'un ou quelquechose.
Et est-ce que je veux encore ?
Je fonctionne, sans ce feu sacré qui me brûlait trop finalement mais sans lequel rien n'éclaire, rien n'est clair.
Nous avons toujours le choix de nous distraire, moi plus que d'autres car j'ai tant et tant de préoccupations, tant d'amoureux qui se présentent encore, tant d'amis qui attendent que je leur fasse signe et que je me montre pareille à celle que j'ai été...laquelle, s'il vous plaît ? laquelle qui vous plaît ?
Tant de projets etc.
Mais où donc suis-je dans tout cela et à quel point y suis-je ?
J'ai honte aussi: je lisais ce livre que Christane Singer a écrit à l'ombre de la mort proche et il est à ce point lumineux que je me cache de n'être pas sûre de pouvoir.

vendredi 14 septembre 2007

l'ombre

révèle la lumière, l'ombre s'intéresse à la lumière, elle en tombe , en tombe vertigineusement amoureuse, s'efforce de la séduire, cherche à l'envelopper, mais la lumière veut la tuer, la réduire, la chasser....La lumière se montre. Elle se montre parfois diabolique, noire, cruelle,et l'ombre danse, se tord de rire, ridiculise la forme fixe et polie, l'encense, la pousse à bout...la recrée.
Ce que j'aime dans la lumière, c'est peut-être surtout, finalement ,son ombre

ombre


d'un arbre

que dire

de tout ce qui ne se dit pas ? que dire quand on ne parle pas ? que dire en silence, du silence ? Que dire des agneaux et de leurs loups...car tout agneau appelle son loup à grands cris...

mais le problème

est que je ne sais plus que dire, déjà

or donc

Je sais qu'il est impoli de commencer une lettre , surtout, sans doute, une lettre d'excuses, par "je", mais, d'une part je voudrais insister sur le fait que je prends mes responsabilités, d'autre part, je suis dans une phase très "lion" et n'ai envie de parler que de moi.
Or donc, je vous prie de m'excuser, d'arriver en retard: à 5 ans j'ai décidé d'écrire un jour, à 6 ans j'ai commencé à écrire (tandis que les autres déchiffraient doucement les livres d'école) et ...c'est seulement maintenant que je viens à vous avec ces mots qui se pressent ..
Tant de temps...
Je n'ai jamais cessé d'écrire mais je n'ai rien porté à votre connaissance et à présent je ne suis pas sûre de trouver le fil qui fera que vous aurez envie de me lire.
Je vais parler de moi, oui, mais je voudrais ne dire que ces expériences qui m'ont grandie, ce que j'ai pu comprendre du fonctionnement de ce processus appelé "vie" et dans ce domaine toute généralisation devient une bêtise . Parler d'autres personnes que de soi, prendre la parole à la place de quelqu'un (qui n'est jamais là) est une généralisation...
Je voudrais parler de moi simplement pour que vous découvriez votre propre voie...
Pour que vous trouviez vos mots.

Lacan

la persistance du Bal à travers le "bla" récurrent est un lapsus de l'ordre d'un dansé verbal sociologiquement non neutre sous-tendu par un non dit événementiel absconsubstantirellement neutre;